CMA CGM

La compagnie française la plus prestigieuse, et sans prendre en compte les alliances fermant le podium des plus grosses compagnies mondiales, possède une histoire extrêmement riche, détaillée tout prochainement et passionnément dans la section histoire, en découlant en partie de la grande Compagnie Générale Transatlantique. Aujourd'hui le groupe est accompli et possède une flotte moderne et innovante. En dehors des rouliers d'Afrique du Nord, la compagnie possède plusieurs sortes de porte-conteneurs, présentées ci-dessous. L'entreprise, dont le siège, la grande tour de verre du quai d'Arenc est bien connue des Marseillais, est présente sur tous les continents. Les plus gros navires sont réservés aux lignes FAL, entre l'Europe et l'Asie et les unités plus anciennes sont affectées au tour du monde, ou bien à la desserte des USA ou des Emirats au départ d'Asie. Nous reviendrons aussi sur la série des Forts, desservant les Antilles dignes héritiers des bananiers. Emmenée par l'iconique fondateur Jacques Saadé, puis son fils Rodolphe la compagnie se porte bien, et c'est une bonne nouvelle pour ses marins, en particulier français. En effet, la conjoncture favorable à la commande de nouveaux navires sous pavillon français, ainsi que ceux sous pavillon britannique passant sous le tricolore grâce au Brexit, permet de nouvelles embauches. 

Débutons par ce qui rend la CMA CGM particulière, les navires de la route du rhum, des Antilles. Si les anciennes générations de 2230 evp tels le Fort Sainte Louis, ou le Fort Sainte Marie sont peu à peu vendus ou changent de pavillon, les tout nouveaux Fort de France, Fort Royal, Fort Fleur d’Epée et Fort Saint Charles de 3500 EVP et 220m sont entrés en scène dès l’année dernière. Ils sont donc depuis les plus gros "Fort" jamais construits avec 850 reefers pour les fameuses bananes et autre denrées périssables. On remarque les mâts de charge intégrés, bien pratiques en Guadeloupe.

Les CMA CGM Africa One, Two, Three et Four sont affectés à la desserte de l'Afrique de l'Ouest. Ils prennent le 1er mars 2016 le complet relai de la compagnie Delmas, qui perdit son dernier navire emblématique dès 2013, le Rosa Delmas, et avec lui les départs du port de Rouen. Les quatre navires sont semblables aux Fort mais mesurent 228 m pour 3 600 EVP et naviguent sous pavillon des Bahamas. 

Ci-dessous voici une catégorie de navires qui disparaît peu à peu, ceux de 8000 à 12000 EVP, d’environ 300 à 360 mètres avec une passerelle arrière. Ils deviennent moins rentables à exploiter que les plus gros, et ne peuvent pas entrer dans des ports comme les plus petits peuvent le faire.

Ici la série des navires au nom d’explorateurs. D’une longueur de 366 mètres, la compagnie les place en priorité sur la ligne FAL (French Asia Line). Mais ayant anticipé l’arrivée d’unité plus grosses et le déplacement de celles-ci sur des lignes tour du monde, puisque 366 mètres est pile la longueur des Panamax, les navires pouvant emprunter le canal de Panama. C’est ainsi leur affectation aujourd’hui. La série est célèbre avec le Christophe Colomb, qui fit l’objet d’un accident mortel lors d’une mise à l’eau d’embarcation. La réglementation a d’ailleurs évolué après cela, interdisant les essais d’embarcations avec équipage embarqué. Ces navires sont d’environ 13000 boîtes.

Les premiers quasi 400m de la compagnie sont arrivés avec le Marco Polo et le Jules Verne, alors plus gros du monde, dépassant les Maersk. Avec ses 18000 EVP, le Bougainville, évolution de la série de 2012, atteint les 400m réels en 2015. La série comporte seulement six navires.

Voici ici les nouveaux navires qui étoffent l’offre par le bas. Aux côtés des navires amiraux, la compagnie décline des navires pour d’autres contrées, notamment les USA, plus petits mais tout aussi modernes, avec des passerelles tiers avant. On peut citer le Ural de 300m, mais aussi les Jacques Junior ou encore Abraham Lincoln, de 2017, Panamax. On trouve aussi des dérivés des H-class de Maersk, qui ont inondé toutes les compagnies grâce à leur grande polyvalence.